19 janvier 2022

Lyon : Rencontrez L’amour Près De Chez Vous

“ Les quelques défauts de la mise en scène novice de Patrice Leconte sont gommés par le nihilisme et la cruauté de l’esprit Splendid. Synopsis : Le même jour, trois hommes découvrent qu’ils sont frères et héritent de 3 millions. “ Modèle de comédie de quiproquo dont le rythme est si effréné qu’on n’a jamais une seconde de répit pour se demander si c’est crédible. Synopsis : Tristan, un jeune homme de 17 ans, fait une fugue avec sa petite amie. Devant la passivité de la police et de son mari Paul (Michel Aumont) ne faisant pas assez d’efforts pour le retrouver, sa mère Christine (Anny Duperey) décide de faire appel à deux anciens amants avec qui elle a eue une aventure 17 ans plus tôt pour qu’ils recherchent son fils. Pour être certaine qu’ils acceptent, elle fait croire à chacun qu’il est le père de Tristan. Le premier est un journaliste costaud et téméraire nommé Jean Lucas (Gérard Depardieu) et l’autre un timide suicidaire nommé François Pignon (Pierre Richard). “ Au 1000ème visionnage ce qui frappe surtout c’est cette maîtrise du rythme, cet enchaînement effréné des séquences malgré le calme apparent. Synopsis : L’histoire délirante et sanglante de Darius, auteur à succès qui découvre avec horreur qu’il a oublié d’écrire sa toute nouvelle pièce. Synopsis : Odile Deray, attachée de presse, vient au Festival de Cannes pour présenter le film « Red is Dead ». Malheureusement, celui-ci est d’une telle faiblesse que personne ne souhaite en faire l’écho. Mais lorsque les projectionnistes du long-métrage en question meurent chacun leur tour dans d’étranges circonstances, « Red is dead » bénéficie d’une incroyable publicité. “ Rarement une comédie n’a atteint ce degré de cruauté avec son perso principal. Le meilleur rôle de Poelvoorde, qui en prend plein la gueule. Synopsis : Charles Duchemin, le directeur d’un guide gastronomique qui vient d’être élu à l’Académie Française, se trouve un adversaire de taille en la personne de Jacques Tricatel, le PDG d’une chaîne de restaurants. Son fils Gérard anime en cachette une petite troupe de cirque. Synopsis : Bernard est professeur dans une banlieue et vit avec Victoria. Didier est un riche pharmacien du XIXe arrondissement de Paris, marié à Murielle, la soeur de Victoria. Tout oppose les deux beaux-freres et ils se détestent. Lors d’un repas chez les parents de leurs femmes respectives, ils font le pari d’arrêter de fumer pendant quinze jours, c’est-à-dire jusqu’à la prochaine réunion de famille.

Vous avez trop senti pour sentir longtemps ; vous avez trop aimé pour ne pas devenir indifférent : on ne rallume plus la cendre qui sort de la fournaise, mais il faut attendre que tout soit consumé. Encore quelques années d’attention sur vous-même, et vous n’avez plus de risque à courir. Le sort que je voulais vous faire eût anéanti ce risque ; mais, indépendamment de cette considération, ce sort était assez doux pour devoir être envié pour lui-même ; et si votre délicatesse vous empêche d’oser y prétendre, je n’ai pas besoin que vous me disiez ce qu’une telle retenue a pu vous coûter. Mais j’ai peur qu’il ne se mêle à vos raisons des prétextes plus spécieux que solides ; j’ai peur qu’en vous piquant de tenir des engagements dont tout vous dispense, et qui n’intéressent plus personne, vous ne vous fassiez une fausse vertu de je ne sais quelle vaine constance plus à blâmer qu’à louer, et désormais tout à fait déplacée. Je vous l’ai déjà dit autrefois, c’est un second crime de tenir un serment criminel : si le vôtre ne l’était pas, il l’est devenu ; c’en est assez pour l’annuler. La promesse qu’il faut tenir sans cesse est celle d’être honnête homme et toujours ferme dans son devoir : changer quand il change, ce n’est pas légèreté, c’est constance. Vous fîtes bien peut-être alors de promettre ce que vous feriez mal aujourd’hui de tenir. Faites dans tous les temps ce que la vertu demande, vous ne vous démentirez jamais. Que s’il y a parmi vos scrupules quelque objection solide, c’est ce que nous pourrons examiner à loisir. En attendant je ne suis pas trop fâchée que vous n’ayez pas saisi mon idée avec la même avidité que moi, afin que mon étourderie vous soit moins cruelle si j’en ai fait une. J’avais médité ce projet durant l’absence de ma cousine. Depuis son retour et le départ de ma lettre, ayant eu avec elle quelques conversations générales sur un second mariage, elle m’en a paru si éloignée, que, malgré tout le penchant que je lui connais pour vous, je craindrais qu’il ne fallût user de plus d’autorité qu’il ne me convient, pour vaincre sa répugnance, même en votre faveur ; car il est point où l’empire de l’amitié doit respecter celui des inclinations et les principes que chacun se fait sur des devoirs arbitraires en eux-mêmes, mais relatifs à l’état du cœur qui se les impose. Je vous avoue pourtant que je tiens encore à mon projet : il nous convient si bien à tous, il vous tirerait si honorablement de l’état précaire où vous vivez dans le monde, il confondrait tellement nos intérêts, il nous ferait un devoir si naturel de cette amitié qui nous est si douce, que je n’y puis renoncer tout à fait. Non, mon ami, vous ne m’appartiendrez jamais de trop près ; ce n’est pas même assez que vous soyez mon cousin ; ah ! Quoi qu’il en soit de toutes ces idées, rendez plus de justice à mes sentiments pour vous. Jouissez sans réserve de mon amitié, de ma confiance, de mon estime. Souvenez-vous que je n’ai plus rien à vous prescrire, et que je ne crois point en avoir besoin. Ne m’ôtez pas le droit de vous donner des conseils, mais n’imaginez jamais que j’en fasse des ordres.